Storytelling vidéo : écrire pour la courbe de rétention

Un film d’entreprise se juge rarement sur la qualité de son image. Il se juge sur l’instant précis où le spectateur s’en va — et cet instant est mesuré, horodaté, consultable gratuitement par celui qui a publié la vidéo. C’est pourtant le point aveugle de la quasi-totalité de la littérature disponible sur le sujet, qui décrit longuement la trame narrative et jamais la manière de vérifier qu’elle tient.

Cette page prend le problème dans l’autre sens : partir de ce que les plateformes mesurent, en déduire les contraintes d’écriture, puis traiter les deux sujets que les guides de production omettent presque systématiquement — l’identification du caractère publicitaire d’un récit de marque, et le consentement aux traceurs déclenché par un lecteur vidéo tiers embarqué sur un site.

Ce que « storytelling vidéo » recouvre — et ce qu’on lui fait dire à tort

Ce sujet s’inscrit dans notre guide de reference : Storytelling : définition officielle et cadre en France.

Le storytelling vidéo consiste à faire porter un message d’entreprise par une structure narrative — situation, rupture, tension, résolution — plutôt que par une liste d’arguments. Le format vidéo n’ajoute rien au récit lui-même : il en durcit les contraintes de rythme, parce qu’un spectateur ne parcourt pas une vidéo en diagonale comme il parcourt une page. Il reste, ou il part.

Trois objets sont régulièrement confondus sous la même étiquette. Le film de marque narratif porte un propos d’entreprise par une histoire. Le témoignage client structuré en récit place un tiers au centre et fait la démonstration par l’expérience. La vidéo pédagogique ou démonstrative, elle, explique un fonctionnement : elle peut être excellente, utile et très regardée, mais elle ne relève pas du récit et ne s’écrit pas avec les mêmes outils. Confondre les trois produit des films qui expliquent trop pour émouvoir et racontent trop pour informer.

Bpifrance Création pose un cadre utile sur ce point : le storytelling n’est pas une communication produit mais une mise en récit destinée à créer adhésion et attachement, adossée à l’identité réelle de l’entreprise — son ADN, ses valeurs, sa vision — et à sa stratégie de communication globale. La même fiche souligne que ce récit a un prix, « celui de l’incarnation, de la cohérence et de l’authenticité » (Bpifrance Création, juillet 2025). Autrement dit : un récit plaqué après coup sur une offre existante se voit, et se paie.

Périmètre de cette page : le format horizontal, moyen ou long, destiné au site de l’entreprise et à YouTube. Le format vertical court, dont les contraintes d’attention et de montage sont différentes, est traité à part dans « Storytelling visuel : Instagram et TikTok ». Le récit sans image relève de « Storytelling sonore ».

L’effort se justifie par la place prise par le format. Au premier semestre 2026, la vidéo représente 63 % du Display en France, en hausse de +15 % à 790 M€, tandis que les opérations spéciales — contenus de marque et dispositifs éditorialisés — progressent de +22 % à 72 M€, sur un marché digital de 6,689 Md€ (SRI/UDECAM, Observatoire de l’e-pub, 9 juillet 2026). Sur la même période, le Display classique recule de -5 % à 303 M€ (SRI/UDECAM, 9 juillet 2026). Le déplacement du budget vers le récit filmé n’est pas une intuition de créatif, c’est une ligne comptable.

Choisir le récit selon la place de la vidéo dans le parcours

Le critère de décision n’est ni le budget ni le format : c’est ce que le spectateur sait déjà de l’entreprise au moment où il clique. Un inconnu n’a pas besoin de preuve, il a besoin d’une raison de s’intéresser. Un prospect en évaluation n’a pas besoin d’une raison, il a besoin d’une preuve. Un client ou un candidat n’a besoin ni de l’une ni de l’autre : il cherche un motif d’appartenance.

Quatre récits couvrent l’essentiel des besoins. Le récit fondateur répond à la question « pourquoi cette entreprise existe » et sert la notoriété. Le récit client fait du client le protagoniste et de l’entreprise le guide — c’est le format de preuve le plus solide, parce que le spectateur s’y projette sans effort. Le récit métier, ou coulisses, montre comment le travail se fait réellement et installe la compétence sans la revendiquer. Le récit collaborateur sert la marque employeur.

Grille de décision. Indicateurs de succès définis d’après l’aide YouTube sur la rétention d’audience (consultée le 28 septembre 2026) ; usages d’entreprise d’après l’Insee, enquête TIC 2023 publiée le 14 octobre 2025.
Objectif Protagoniste Durée utile Indicateur de succès
Notoriété (récit fondateur) Le dirigeant ou l’entreprise elle-même La plus longue des quatre : le propos a besoin d’espace Courbe plate sur la première moitié, pics sur les passages incarnés
Preuve (récit client) Le client, nommé et situé Moyenne : une situation, une rupture, un résultat Taux de poursuite après l’introduction, visionnages jusqu’au résultat
Compétence (récit métier) Un opérateur ou une équipe au travail Moyenne à longue selon la complexité du geste Absence de creux sur les séquences techniques
Recrutement (récit collaborateur) Un collaborateur récemment arrivé Courte : une voix, une journée, une raison de rester Rétention en fin de vidéo, où se trouve l’appel à candidature

La demande réelle explique pourquoi les récits client et collaborateur dominent. Parmi les entreprises françaises de 10 salariés ou plus, 67 % utilisent les médias sociaux, et parmi celles-ci les finalités principales sont le développement de l’image de l’entreprise ou de ses produits (74 %), le recrutement (62 %) et l’obtention ou le traitement d’avis clients (48 %) (Insee, données 2023, publié le 14 octobre 2025). Le recrutement atteint 87 % chez les entreprises de 250 salariés et plus, contre 57 % sous 50 salariés (Insee, 14 octobre 2025) : la vidéo employeur est d’abord un sujet de grande entreprise, et une opportunité peu disputée pour les plus petites.

L’erreur la plus fréquente consiste à vouloir loger les quatre récits dans un film unique, pour amortir le tournage. Le résultat est un objet sans protagoniste identifiable, que personne ne regarde jusqu’au bout et que l’on ne peut réutiliser nulle part.

Storytelling videos — illustration 1
Illustration originale — On-Storytelling

Écrire pour la courbe de rétention, pas pour le storyboard

La seule lecture objective d’un récit vidéo est sa courbe de rétention d’audience. L’aide YouTube définit l’indicateur d’introduction comme le pourcentage d’audience qui continue à regarder après les 30 premières secondes, un bon pourcentage signifiant que le contenu présenté dans ces 30 secondes correspond à l’idée que les spectateurs s’en faisaient (aide YouTube, consultée le 28 septembre 2026). La même documentation précise la lecture du graphique : une courbe plate signifie que la partie est regardée du début à la fin, une baisse progressive que la vidéo capte moins l’attention au fil du visionnage, les pics signalent des passages revus ou partagés, les baisses des passages sautés ou des arrêts.

La conséquence d’écriture n’est pas une astuce, c’est une contrainte : la promesse narrative et le protagoniste doivent être posés dans le premier tiers de minute. Un récit qui installe son décor pendant une minute avant d’introduire un personnage ne verra jamais son troisième acte — la structure sera parfaite sur le papier et invisible à l’écran. Concrètement, cela oblige souvent à déplacer en ouverture une séquence prévue au milieu, et à assumer de commencer par le point de tension plutôt que par la présentation de l’entreprise.

Un creux récurrent au même endroit est une information éditoriale, pas un problème de montage. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un passage explicatif mal placé : une donnée technique, un rappel de contexte, une mention légale insérée au milieu d’une progression narrative. Le réflexe consiste à raccourcir la séquence ; le geste utile consiste à la déplacer en fin de film, ou à la supprimer pour la traiter à l’écrit sous la vidéo.

La boucle d’apprentissage tient en quatre gestes : publier, lire la courbe une fois les données traitées — le rapport de rétention n’est disponible qu’au niveau de la vidéo et le traitement prend généralement un à deux jours (aide YouTube, consultée le 28 septembre 2026) —, documenter le point de décrochage, appliquer la correction à la vidéo suivante. C’est la seule boucle de rétroaction gratuite dont dispose une entreprise sans budget d’étude, et elle est presque toujours inexploitée.

Une réserve doit être posée clairement : la rétention mesure l’attention, pas la compréhension, pas la mémorisation, pas l’attribution à la marque. Une vidéo regardée intégralement peut n’avoir transmis aucun message. Le raccordement aux indicateurs d’activité relève de la page « Mesurer l’impact storytelling : KPIs en 2026 ».

Le niveau de production réellement nécessaire

Un récit clair mal filmé se regarde ; un film soigné sans récit décroche. L’ordre d’investissement qui en découle est stable : l’angle d’abord, le son ensuite, la lumière, l’image en dernier. Cet ordre contredit l’intuition et la plupart des devis.

Pour une TPE ou une PME qui démarre, France Num — portail public de la transformation numérique des entreprises — indique qu’un smartphone récent et quelques accessoires (trépied, micro-cravate, éclairage LED) pour un budget inférieur à 200 euros suffisent pour commencer, la création d’une chaîne et la publication étant gratuites (France Num, 2 décembre 2025). La même fiche identifie quatre contenus comme les plus adaptés aux objectifs des TPE et PME : tutoriels et démonstrations, témoignages clients, coulisses de l’entreprise, interviews de collaborateurs et d’experts. Trois de ces quatre familles se prêtent directement au traitement narratif décrit plus haut.

Le recours à un prestataire se justifie sur des cas précis : un film fondateur destiné à durer plusieurs années, un tournage multi-sites, la captation d’un événement non reproductible, le sous-titrage et les versions multilingues. Ce sont des situations où l’erreur n’est pas rattrapable ou le coût de la reprise supérieur au coût initial. Hors de ces cas, la production interne présente un avantage décisif : elle permet d’itérer, donc d’exploiter la courbe de rétention. Un film unique confié à l’extérieur n’apprend rien à personne.

Un poste mérite une vigilance particulière : le son. C’est la dépense la plus rentable du dispositif et la plus souvent négligée, parce qu’un son dégradé fait décrocher avant l’image — le spectateur pardonne un cadrage approximatif, pas un propos qu’il doit fournir un effort pour comprendre.

Où la diffuser : site, YouTube, et le piège du lecteur embarqué

L’audience disponible est documentée. YouTube totalise 49 716 000 visiteurs uniques par mois et 19 458 000 visiteurs uniques moyens par jour en France, derrière Google, Facebook et WhatsApp, devant Instagram (Médiamétrie, Internet Global, résultats d’août 2026). France Num recense de son côté 41 millions d’utilisateurs en France en 2025, pour une durée moyenne de 37 minutes par jour, et 1h08 chez les 15-24 ans (France Num, 2 décembre 2025).

Le point le plus intéressant pour l’écriture concerne l’écran. L’Arcom relève que YouTube est devenu un réflexe pour regarder la télévision chez un tiers des utilisateurs de moins de 25 ans, et que les vidéos issues de programmes de télévision linéaire constituent le troisième type de contenu le plus consommé sur la plateforme (Arcom, Tendances audio-vidéo 2026, 31 mars 2026). France Num observe la même bascule, avec plus de 20 millions de Français regardant YouTube sur leur téléviseur chaque mois, et la relie à « une évolution vers des formats plus longs et qualitatifs » (France Num, 2 décembre 2025). La conclusion pratique va à rebours du conseil dominant : ce contexte plaide pour des formats horizontaux plus longs et mieux écrits, pas pour du vertical recadré.

Reste une contrainte qu’il vaut mieux traiter avant la mise en ligne. Lorsqu’un éditeur intègre un contenu multimédia hébergé par un tiers, l’activation de la lecture entraîne le dépôt et la lecture de traceurs, notamment publicitaires, par le fournisseur du contenu ; la CNIL indique que l’éditeur doit s’assurer du recueil préalable du consentement de l’internaute qui souhaite accéder au contenu, via le bandeau du site ou de façon contextuelle avant activation (CNIL, questions-réponses cookies et traceurs, 29 avril 2026). La même page rappelle les garanties exigées pour qu’une solution de mesure d’audience soit exemptée de consentement : finalité strictement limitée, pas de suivi de la navigation entre sites, pas de recoupement ni de transmission à des tiers.

La conséquence opérationnelle est mesurable : un lecteur bloqué par défaut réduit mécaniquement les lectures constatées sur le site. Deux réponses existent, et elles ne s’excluent pas. Prévoir une vignette d’appel explicite — une image fixe accompagnée d’une phrase qui dit ce que la vidéo montre — plutôt qu’un rectangle gris. Et, pour un film réellement stratégique, arbitrer entre hébergement tiers et hébergement propre en connaissance de cause, en acceptant de perdre les statistiques de la plateforme si l’on choisit la seconde voie.

La règle de diffusion tient alors en une ligne : le site pour la conversion et la preuve, YouTube pour la découverte et la durée de vie longue, le social vertical pour l’amorce. Chaque destination impose son montage, et une même rushothèque produit rarement trois bons films sans réécriture.

Storytelling videos — illustration 2
Illustration originale — On-Storytelling

Dire que c’est de la marque : identification et limites de l’authenticité

C’est l’angle mort complet des guides disponibles en ligne, et c’est pourtant une règle déontologique applicable en France. La Recommandation ARPP « Communication publicitaire numérique » pose, à son point 1.1, que « la publicité doit pouvoir être clairement identifiée comme telle, et ce quelle que soit la forme sous laquelle elle se présente » (ARPP, Recommandation version 5, page consultée le 28 septembre 2026). Deux cas sont distingués. Lorsque le caractère publicitaire est manifeste — format publicitaire usuel, ou contenu du message qui ne laisse aucun doute —, aucun élément supplémentaire n’est nécessaire. Lorsqu’il ne se manifeste pas clairement, une indication explicite, lisible ou audible et intelligible, doit être adjointe ; un message diffusé au milieu d’informations ou d’articles rédactionnels doit être présenté de manière à ce que son caractère publicitaire apparaisse instantanément.

L’application au storytelling vidéo est directe, et elle vise précisément les formats les plus réussis : un film de marque en forme de mini-documentaire, une vidéo confiée à un créateur, un témoignage tourné à l’initiative de l’entreprise et diffusé dans un environnement éditorial. La mention ne détruit pas le récit — l’ambiguïté, elle, détruit la confiance, et elle la détruit rétroactivement sur tout ce que la marque a publié avant.

Trois pratiques restent hors négociation côté véracité : pas de témoignage reconstitué présenté comme spontané, pas de chiffre non sourçable en surimpression, pas de scène rejouée en tournage présentée comme une captation documentaire. Les présentations de nature à créer une confusion sur la nature du message sont à proscrire (ARPP, version 5, consultée le 28 septembre 2026).

Cela conduit à reformuler l’exigence d’authenticité, que la plupart des pages sur le sujet traitent comme une affaire de ton. L’authenticité n’est pas un ton : c’est la correspondance vérifiable entre ce que montre le film et ce que vit l’entreprise. Un film chaleureux tourné dans des locaux qui ne sont pas les siens, avec des collaborateurs qui n’y travaillent pas, est inauthentique quelle que soit la qualité de la voix off.

Checklist de contrôle avant mise en ligne : identification de l’annonceur, mentions obligatoires propres au secteur, sous-titres, autorisations de droit à l’image de toutes les personnes filmées, et recueil du consentement aux traceurs si un lecteur tiers est embarqué.

Un protocole en six étapes, réutilisable

1. Fixer l’objectif et le protagoniste avant toute idée de plan. Tant que le protagoniste n’est pas une personne nommable — pas « nos clients », pas « nos équipes », mais un nom —, il n’y a pas de récit et il ne faut pas tourner.

2. Écrire la promesse des 30 premières secondes, puis seulement la structure complète. Cette inversion est le cœur de la méthode : la séquence d’ouverture n’est pas l’introduction du film, c’est le filtre qui décide si le film existe.

3. Arbitrer durée et niveau de production à partir de la grille de décision. L’objectif détermine le protagoniste, qui détermine la durée utile, qui détermine le dispositif — jamais l’inverse.

4. Contrôler conformité et identification avant tournage. Une mention publicitaire s’intègre à l’écriture ; ajoutée au montage, elle se voit et coûte une reprise. Les autorisations de droit à l’image se recueillent sur le plateau, pas après.

5. Publier sur la destination choisie, puis vérifier le comportement réel du lecteur une fois le consentement refusé. Ce test prend deux minutes en navigation privée et évite de découvrir six mois plus tard que le film stratégique de la page d’accueil n’a jamais été vu par la moitié des visiteurs.

6. Lire la courbe de rétention, documenter le point de décrochage, appliquer la correction à la vidéo suivante. Une ligne par film dans un tableau partagé suffit : date, objectif, protagoniste, point de décrochage, hypothèse, correction appliquée. Au bout de cinq films, ce tableau vaut plus qu’un guide de storytelling.

Le prolongement de ce protocole se trouve dans les pages du site consacrées au témoignage client, à la construction d’une ligne éditoriale et à la mesure d’impact, qui traitent respectivement du recueil de la matière, de sa cohérence dans la durée et de son rattachement aux résultats de l’entreprise.

Sources

  1. SRI (Syndicat des Régies Internet) et UDECAM, étude réalisée par Oliver Wyman — 36e Observatoire de l’e-pub — Au 1er semestre 2026, le marché français de la publicité digitale atteint 6,689 Md€ (+12 % vs S1 2025). La Vidéo représente 63 % du Display, en hausse de +15 % à 790 M€, portée par la SVOD (+36 %) et la BVOD/TVS (+18 %), la CTV comptant pour 51 % du device Vidéo. Les Opérations spéciales progressent de +22 % à 72 M€, ce que le communiqué attribue au « rôle croissant des contenus de marque, du Social Publishing et des dispositifs éditoriaux ». Le Display Classique recule de -5 % (303 M€). PDF vérifié et extrait intégralement. (Communiqué de presse du 9 juillet 2026 (données S1 2026))
  2. CNIL — Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » — Texte vérifié sur la page : « Certains éditeurs intègrent des contenus multimédias externes (par exemple, des vidéos hébergées par des fournisseurs tiers) ou des boutons de partage de réseaux sociaux dont l’accès ou l’activation (par exemple, la lecture de la vidéo) entraîne le dépôt et la lecture de traceurs, notamment publicitaires, par les fournisseurs de ces contenus » ; l’éditeur doit s’assurer du recueil préalable du consentement de l’internaute qui souhaite accéder au contenu. La même page rappelle les garanties exigées pour qu’une solution de mesure d’audience soit exemptée de consentement (finalité strictement limitée, pas de suivi de la navigation entre sites, pas de recoupement ni de transmission à des tiers — article 5 des lignes directrices). (Page datée du 29 avril 2026 (mention de date relevée dans le code de la page))
  3. Arcom — étude « Tendances audio-vidéo 2026 » — L’étude porte sur les équipements, les modes d’accès aux contenus audiovisuels et les usages des publics, avec un focus sur la consommation de YouTube sur téléviseur connecté chez les moins de 35 ans. Elle indique que pour un tiers des utilisateurs de moins de 25 ans, YouTube est devenu un réflexe pour regarder la télévision, et que les vidéos issues de programmes de télévision linéaire constituent le 3e type de contenu le plus consommé sur YouTube. Données détaillées disponibles dans les PDF téléchargeables et sur data.gouv.fr. (Publiée le 31 mars 2026)
  4. Insee — « Sites et réseaux sociaux des entreprises », Insee Références « Économie et société à l’ère du numérique » — 69 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus possèdent un site web, en propre ou partagé. 67 % utilisent les médias sociaux (65 % les réseaux sociaux, 28 % les plateformes multimédias, 9 % les blogs ou microblogs). Parmi les utilisatrices, les finalités principales sont le développement de l’image de l’entreprise ou de ses produits (74 %), le recrutement (62 %) et l’obtention ou le traitement d’avis clients (48 %) ; le recrutement atteint 87 % chez les entreprises de 250 salariés et plus contre 57 % sous 50 salariés. Champ : entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs principalement marchands, hors agriculture, finance et assurance. (Publié le 14 octobre 2025 (données de l’enquête TIC 2023))
  5. France Num (portail public de la transformation numérique des entreprises, Direction générale des entreprises) — fiche pratique rédigée par un Activateur France Num — Chiffres cités par la fiche : YouTube compte 41 millions d’utilisateurs en France en 2025 ; plus de 20 millions de Français regardent YouTube sur leur téléviseur chaque mois, ce que la fiche relie à « une évolution vers des formats plus longs et qualitatifs » ; les utilisateurs français y passent en moyenne 37 minutes par jour (1h08 pour les 15-24 ans). Côté production, la fiche indique qu’un smartphone récent et quelques accessoires (trépied, micro-cravate, éclairage LED) pour un budget inférieur à 200 euros suffisent pour débuter, la création de chaîne et la publication étant gratuites. Contenus identifiés comme adaptés aux objectifs des TPE/PME : tutoriels et démonstrations, témoignages clients, coulisses de l’entreprise, interviews de collaborateurs et d’experts. (Publié le 2 décembre 2025, mis à jour le 2 décembre 2025)
  6. Bpifrance Création — encyclopédie, fiche « Le storytelling, pour toucher vos clients au cœur » — La fiche pose que le storytelling n’est pas une communication produit mais la mise en récit destinée à créer adhésion et attachement, qu’il doit s’appuyer sur l’identité de la marque ou de l’entreprise (ADN, valeurs, vision) et sur la stratégie de communication globale, que le client doit se reconnaître dans le personnage principal et qu’un élément déclencheur doit venir rompre son quotidien. Elle souligne que le storytelling a un prix, « celui de l’incarnation, de la cohérence et de l’authenticité », et mentionne la possibilité de faire réaliser une vidéo professionnelle avec un script travaillé au préalable lorsque le budget le permet. (Publié en juillet 2025 (mention de date relevée en bas de page))
  7. ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) — Recommandation « Communication publicitaire numérique », version 5 — Texte vérifié sur la page, point 1.1 : « La publicité doit pouvoir être clairement identifiée comme telle, et ce quelle que soit la forme sous laquelle elle se présente. » Deux cas sont distingués : lorsque le caractère publicitaire est manifeste (format publicitaire usuel ou contenu du message), aucun élément supplémentaire d’identification n’est nécessaire ; lorsqu’il ne se manifeste pas clairement, il est recommandé d’adjoindre une indication explicite, lisible ou audible et intelligible, et un message diffusé au milieu d’informations ou d’articles rédactionnels doit être présenté de manière à ce que son caractère publicitaire apparaisse instantanément. Les présentations de nature à créer une confusion sur la nature du message sont à proscrire. (Version 5 adoptée et annoncée le 9 décembre 2021 (actualisation ARPP) ; règle en vigueur, page consultée le 28 septembre 2026)
  8. Google / YouTube — Aide YouTube officielle, « Analyser les temps forts de la rétention d’audience » — Définitions officielles vérifiées : l’indicateur d’introduction correspond au pourcentage d’audience qui continue à regarder après les 30 premières secondes, un bon pourcentage signifiant que le contenu présenté dans ces 30 secondes correspond à l’idée que les spectateurs s’en faisaient. Une courbe plate signifie que les spectateurs regardent la partie du début à la fin ; une baisse progressive indique que la vidéo capte moins l’attention au fil du visionnage ; les pics indiquent des passages regardés plusieurs fois ou partagés ; les baisses indiquent des passages sautés ou des arrêts de visionnage. Les moments forts correspondent aux moments où presque aucun spectateur n’a arrêté de regarder. Le rapport de rétention d’audience n’est disponible qu’au niveau de la vidéo et le traitement des données prend généralement un à deux jours. (Documentation d’aide sans date de publication affichée ; consultée et vérifiée le 28 septembre 2026)
  9. Médiamétrie — mesure Internet Global (panel d’environ 10 000 panélistes de 11 ans et plus, combiné à des données massives) — Résultats d’août 2026 publiés sur cette page : 56,2 millions d’individus se sont connectés à Internet au cours du mois, soit 96 % des Français de 11 ans et plus, dont 50 millions chaque jour, pour une moyenne de 3h20 par jour. Au Top 50 des marques les plus visitées, YouTube totalise 49 716 000 visiteurs uniques par mois et 19 458 000 visiteurs uniques moyens par jour, derrière Google (55 668 000), Facebook (52 116 000) et WhatsApp (50 564 000), devant Instagram (44 981 000). Les URL mensuelles de ce communiqué ne sont pas stables (l’adresse « juillet-2026 » sert actuellement les résultats d’août 2026) : c’est cette page de section qu’il faut citer. (Résultats du mois d’août 2026 ; page consultée et chiffres relevés le 28 septembre 2026)

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