Storytelling : définition officielle et cadre en France

Le storytelling est une méthode de communication qui remplace la présentation directe d’informations ou d’arguments par un récit. Cette définition n’est pas une convention de blog reprise de site en site : elle existe en français, elle est datée, et elle a été publiée au Journal officiel.

Storytelling : la définition en trois lignes

La Commission d’enrichissement de la langue française a retenu, sous le terme français « mise en récit », la formulation suivante : « méthode de communication qui consiste à substituer à la simple présentation d’informations ou à des analyses d’idées des récits à caractère exemplaire » (FranceTerme, fiche COGE563, publiée au Journal officiel du 27 novembre 2008). Deux éléments de cette phrase font tout le travail : substituer, qui indique un remplacement et non un ornement, et à caractère exemplaire, qui suppose qu’on puisse tirer quelque chose du récit.

Le dictionnaire élargit le champ. Le Larousse définit le storytelling comme une « technique de communication politique, marketing ou managériale qui consiste à promouvoir une idée, un produit, une marque, etc., à travers le récit qu’on en fait, pour susciter l’attention, séduire et convaincre par l’émotion plus que par l’argumentation » (Larousse, dictionnaire de français). Là où la terminologie officielle décrit une opération, le dictionnaire nomme le ressort : l’émotion plutôt que l’argumentation.

Définition courte. Storytelling (terme français recommandé : « mise en récit ») — méthode de communication consistant à substituer à la simple présentation d’informations ou à des analyses d’idées des récits à caractère exemplaire. Terme et définition publiés au Journal officiel du 27 novembre 2008 (FranceTerme).

Le mot recouvre en réalité trois emplois distincts, que la plupart des pages françaises mélangent :

  • La méthode — l’ensemble des choix de construction qui transforment une information en récit. C’est le sens de la définition officielle.
  • Le récit lui-même — le Larousse précise que le mot désigne aussi « ce récit lui-même », c’est-à-dire le livrable : une page, une vidéo, un discours.
  • Le métier — l’activité professionnelle de celles et ceux qui produisent ces récits, sens d’usage que ni la terminologie officielle ni le dictionnaire ne consacrent.

Savoir dans lequel des trois sens on parle évite la moitié des malentendus sur le sujet. « Faire du storytelling » peut désigner une démarche, un objet ou un poste.

« Mise en récit » : le terme officiel que personne n’utilise

La France dispose d’un dispositif de terminologie officielle, et le storytelling y est passé. Le circuit tient en trois étapes : un groupe d’experts sectoriel prépare une proposition, la Commission d’enrichissement de la langue française l’examine, l’Académie française rend son avis, puis le terme et sa définition paraissent au Journal officiel et rejoignent la base FranceTerme, tenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.

Pour le mot qui nous occupe : terme français « mise en récit », domaine Communication, équivalent anglais explicitement mentionné storytelling, fiche COGE563, publication au Journal officiel du 27 novembre 2008 (FranceTerme, ministère de la Culture). La date compte : elle situe l’entrée du terme dans la langue administrative française à la fin des années 2000, au moment où la pratique se diffusait dans la communication politique et publicitaire.

La portée de cette publication est souvent mal comprise. Un terme publié au Journal officiel s’impose dans les textes émanant des services de l’État et des établissements publics. Partout ailleurs — agences, entreprises, presse, enseignement privé — il relève de la recommandation. D’où l’écart persistant entre le terme officiel et l’usage professionnel : personne n’est en infraction en écrivant « storytelling » sur un site commercial.

L’usage a d’ailleurs de bonnes raisons de résister. « Mise en récit » nomme proprement l’opération, mais ne couvre ni le livrable ni le métier, alors que l’anglicisme absorbe les trois. Un candidat ne se présente pas comme « responsable de la mise en récit ». La traduction reste en revanche la formulation attendue dans une copie d’examen, un mémoire, un appel d’offres public ou un document administratif.

Trois variantes circulent en parallèle, et elles ne sont pas interchangeables : narration de marque et récit de marque désignent le récit dont l’entreprise est le sujet ou l’émetteur ; brand narrative désigne, dans l’usage des agences, le socle narratif stable dont dérivent les prises de parole. Aucune de ces trois expressions ne bénéficie d’une définition officielle française : ce sont des usages professionnels, pas des termes normés.

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Illustration originale — On-Storytelling

Ce que le storytelling n’est pas

Quatre frontières suffisent à trier la plupart des cas douteux.

Un récit n’est pas une anecdote. Une anecdote illustre un propos existant ; elle peut être retirée sans que l’argument s’effondre. Un récit organise une transformation : il y a un état initial, un événement, un état final différent. Si le texte se lit aussi bien sans le passage prétendument narratif, ce passage est une anecdote.

Un récit n’est pas un argumentaire. La définition officielle oppose explicitement le récit à « la simple présentation d’informations » et aux « analyses d’idées » (FranceTerme). Une liste de bénéfices produit à laquelle on ajoute un prénom et un décor reste une liste de bénéfices produit. Le changement de costume ne change pas la structure logique.

Le storytelling n’est pas le brand content. Le brand content désigne l’ensemble des contenus produits et diffusés par une marque, quel que soit leur format ; le storytelling est une méthode qui peut y être employée, ou non. Un tutoriel technique publié par une marque relève du contenu de marque sans comporter le moindre récit. La distinction n’est pas théorique : l’ARPP traite le « contenu de marque (ou brand content) » comme une catégorie propre, dotée de sa fiche pratique, dans sa Recommandation « Communication publicitaire numérique » (ARPP).

Le récit d’entreprise n’est pas une fiction. Le « caractère exemplaire » de la définition officielle suppose qu’on puisse tirer un enseignement du récit — donc que les faits rapportés tiennent. Un récit inventé mais présenté comme vécu ne relève plus de la méthode : il relève de la fausse preuve, et il tombe sous une règle écrite, détaillée plus bas.

Test en trois questions

À appliquer à n’importe quel texte pour savoir s’il relève réellement du récit :

  1. Y a-t-il un personnage identifiable, qui agit ? (Une marque n’est pas un personnage : elle ne décide pas, des personnes décident.)
  2. Y a-t-il une tension — un problème, une contrainte, un arbitrage — que le lecteur peut formuler en une phrase ?
  3. L’état final diffère-t-il de l’état initial, et sait-on pourquoi ?

Trois « oui » : c’est un récit. Deux : c’est un exemple développé. Un seul : c’est de la description.

Les composants d’un récit, dans l’ordre où ils se construisent

La séquence ci-dessous n’est pas un gabarit à remplir, mais l’ordre dans lequel les éléments deviennent nécessaires les uns aux autres.

La situation initiale pose le contexte factuel : où, quand, qui, avec quelles contraintes. Elle doit rendre la suite compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît ni l’entreprise ni le secteur. C’est l’étape la plus souvent bâclée, parce que l’auteur connaît déjà le contexte et oublie que le lecteur ne le connaît pas.

La tension est le problème, la contrainte ou l’arbitrage. Sans elle, il n’y a pas de récit, seulement une description chronologique. La tension utile est celle qui reste lisible sans connaissance technique : un délai impossible, deux objectifs contradictoires, une erreur constatée trop tard.

La décision et l’action décrivent ce que quelqu’un fait — pas ce que l’entreprise proclame. « Nous avons fait le choix de l’excellence » n’est pas une action ; « l’équipe a arrêté la production pendant trois jours » en est une, si le fait est exact.

La preuve sépare le récit professionnel du récit publicitaire. Un fait vérifiable, daté, attribuable à une source ou à un document identifiable. C’est l’élément qui manque le plus souvent, et c’est celui qui décide de la crédibilité du reste.

La résolution et l’enseignement donnent au lecteur ce qu’il peut en retirer. Le « caractère exemplaire » de la définition officielle se joue ici : un récit dont on ne tire rien n’est pas exemplaire, il est simplement raconté.

Un cas générique pour situer : l’annonce d’un arrêt de service. Situation initiale — un service indisponible un jour ouvré. Tension — les clients l’apprennent avant l’entreprise. Décision — publication d’un état des lieux avant résolution complète. Preuve — l’horodatage des messages publiés. Enseignement — ce qui a été modifié dans la procédure d’alerte. Le même squelette vaut pour une offre d’emploi, un changement de tarif ou une refonte de gamme. Sur la façon de le décliner au fil des publications, voir notre article sur la construction d’une ligne éditoriale.

Où le storytelling s’exerce réellement en France

La définition est indépendante du support : on met en récit dans un discours, un rapport annuel, une vidéo ou un entretien d’embauche. La pratique, elle, dépend de ce que les entreprises possèdent réellement comme canal.

En 2023, 69 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus possédaient un site web, en propre ou partagé ; 67 % utilisaient les médias sociaux, dont 65 % avec un profil sur un réseau social, 28 % sur une plateforme de partage de contenus multimédias et 9 % via un blog ou un microblog (INSEE, enquête TIC entreprises 2023, publication du 14/10/2025). La même source relève qu’une entreprise sur cinq n’est présente ni sur un site web ni sur un média social, ces entreprises ne pesant que 4 % du chiffre d’affaires total.

Du côté des plus petites structures, le Baromètre France Num 2025, mené par le Crédoc auprès de 11 021 entreprises dont 7 978 TPE, indique que 84 % des entreprises interrogées disposent d’au moins une solution de visibilité en ligne (93 % chez les PME), que 65 % possèdent un site internet présentant leur activité et que 66 % ont au moins un compte sur un réseau social (France Num / DGE, publié le 15/09/2025).

Côté audience, Médiamétrie a mesuré en juillet 2026 56,2 millions d’internautes sur le mois, soit 96 % des Français de 11 ans et plus, dont 50,2 millions par jour, pour une durée moyenne de 3h22 quotidiennes (Médiamétrie, communiqué du 25/08/2026).

Enfin, le canal payant donne une indication sur les formats dominants : le marché français de la publicité digitale a atteint 12,4 Mds€ en 2025, en hausse de 11 %, dont 4,93 Mds€ pour le Search (40 % du marché) et 4,18 Mds€ pour le Social (34 % du marché, premier moteur de la croissance) (35e Observatoire de l’e-pub SRI/UDECAM, étude Oliver Wyman, publié le 10/02/2026). À retenir sur cette dernière source : elle est publiée par les régies elles-mêmes, ce qui en fait une mesure sell-side, utile pour les ordres de grandeur et les tendances, pas une mesure indépendante.

Ces quatre séries décrivent une surface de diffusion et un poids économique. Elles ne démontrent rien sur l’efficacité du récit comme méthode — aucune d’entre elles ne mesure la performance comparée d’un récit et d’un argumentaire. Les citer autrement serait leur faire dire ce qu’elles ne disent pas.

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Illustration originale — On-Storytelling

Les limites déontologiques : ce qu’un récit de marque n’a pas le droit d’affirmer

Aucune page de définition ne le mentionne, et c’est pourtant le point qui engage réellement une entreprise. La Recommandation ARPP « Communication publicitaire numérique », dans sa version v5 en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (annexe datée du 01/12/2021), pose deux principes qui bornent directement ce qu’un récit de marque peut faire (ARPP).

L’identification. Le caractère publicitaire d’un contenu doit être identifiable sans ambiguïté, de façon claire et immédiate. Un récit qui dissimule son commanditaire ou laisse croire à un témoignage indépendant sort du cadre, quelle que soit sa qualité littéraire. C’est précisément le point où le récit de marque est le plus exposé, puisque sa force tient à ce qu’il ne ressemble pas à une publicité.

La loyauté. La Recommandation impose une publicité loyale, véridique et honnête. Autrement dit, un récit bâti sur un fait invérifiable n’est pas seulement médiocre sur le plan éditorial : il est hors cadre déontologique. La différence est de nature, pas de degré.

La Recommandation comporte par ailleurs des fiches pratiques dédiées à des objets qui recoupent directement la pratique du récit de marque : le contenu de marque (brand content), la publicité native, la communication d’influenceurs et marques, et le contenu généré par les utilisateurs. Un récit publié en native advertising ou porté par un créateur de contenu relève donc d’un traitement spécifique, en plus des deux principes généraux.

La conséquence pratique pour qui rédige est simple, et c’est la règle que nous appliquons ici : toute affirmation chiffrée insérée dans un récit doit pouvoir être rattachée à une source identifiée et datée. Si le chiffre n’est pas sourçable, la phrase se réécrit sans le chiffre.

Mesurer l’effet d’un récit sans sortir du cadre

Les pages qui définissent le storytelling affirment presque toutes qu’il « fait mémoriser » ou « marque les esprits ». Aucune n’explique comment on le vérifierait. Poser la question de la mesure change la portée de la définition.

Première contrainte, juridique. La CNIL admet que les traceurs de mesure d’audience puissent être exemptés de consentement, mais à conditions cumulatives : finalité strictement limitée à la mesure d’audience pour le seul éditeur, production exclusive de statistiques anonymes, absence de suivi de la navigation entre sites, absence de transmission de données non anonymes à des tiers (CNIL, page mise à jour le 04/07/2025). La même page recommande une durée de vie des traceurs limitée à 13 mois sans renouvellement automatique et une conservation des données plafonnée à 25 mois, avec réexamen périodique.

Traduction opérationnelle : sans bandeau de consentement, on peut mesurer une audience agrégée — donc comparer deux versions d’un même récit, ou comparer un récit à une page d’argumentaire — mais on ne peut pas reconstituer un parcours individuel entre sites, ni attribuer une conversion à une exposition antérieure hors du site. Le périmètre de preuve disponible est plus étroit que ce que la profession laisse entendre.

Seconde contrainte, méthodologique. Les indicateurs réellement exploitables pour un récit sont peu nombreux, et chacun a sa limite : le taux de lecture complète et la profondeur de défilement mesurent l’attention, pas la compréhension ; les reprises et citations externes mesurent la circulation, pas l’adhésion ; les réponses qualitatives — verbatims, questions reçues, retours commerciaux — mesurent l’effet perçu sur un échantillon non représentatif. Aucun de ces trois indicateurs ne suffit seul ; ensemble, ils donnent un faisceau.

Un point mérite d’être dit explicitement, parce qu’il circule beaucoup sous forme de ratios spectaculaires : aucune des sources institutionnelles françaises consultées ici ne publie de chiffre de mémorisation comparée entre un récit et un argumentaire. Nous ne reprendrons donc aucun ratio de ce type. Sur les raisons de recourir malgré tout à la méthode, voir pourquoi faire du storytelling.

La même définition, trois applications différentes

La méthode ne change pas d’un terrain à l’autre. Ce qui change, c’est le personnage principal, la nature de la preuve attendue et le niveau d’engagement juridique de l’émetteur.

Marque employeur. Le récit sert à rendre lisible une réalité de travail pour quelqu’un qui ne l’a jamais vécue. Le contexte qui a poussé le récit vers le champ RH est documenté : l’étude « Attirer les talents dans les PME-ETI », menée auprès de 2 000 dirigeants, établissait que 57 % des PME et ETI interrogées déclaraient manquer de talents pour grandir ou franchir un cap, que 83 % éprouvaient des difficultés à recruter et que quatre entreprises sur dix peinaient à fidéliser leurs salariés (Bpifrance Le Lab, communiqué du 28/06/2018). Ces données datent de 2018 : elles expliquent une bascule, elles ne décrivent pas le marché de l’emploi d’aujourd’hui. Le détail du concept est traité dans notre définition de la marque employeur.

Communication commerciale. Le récit sert la préférence de marque, sous la double contrainte d’identification et de véracité rappelée plus haut. C’est le terrain où l’écart entre ce qu’on aimerait affirmer et ce qu’on peut prouver est le plus coûteux.

Communication interne et de transformation. Le récit sert à faire comprendre une décision — son contexte, ses arbitrages, ses renoncements. Il ne sert pas à la faire accepter, et présenter l’adhésion comme l’objectif est le meilleur moyen de produire l’effet inverse auprès de gens qui connaissent les faits de l’intérieur.

Ce qui change selon le terrain d’application. Sources : ARPP, Recommandation v5 en vigueur depuis le 1er janvier 2022 et Bpifrance Le Lab, communiqué du 28/06/2018.
Terrain Personnage principal Preuve attendue Engagement de l’émetteur
Marque employeur Un salarié, nommé et identifiable Conditions de travail constatables Écart récit/réalité vérifiable dès l’arrivée
Communication commerciale Un client ou un utilisateur Fait daté et attribuable Règles ARPP d’identification et de véracité
Interne et transformation Le décideur, assumé comme tel Chronologie et arbitrages réels Contrôle immédiat par les témoins internes

Questions fréquentes

Quelle est la traduction officielle de storytelling en français ?

« Mise en récit », domaine Communication, publiée au Journal officiel du 27 novembre 2008 et consultable sur la fiche COGE563 de FranceTerme (ministère de la Culture). Elle s’impose dans les textes de l’administration et reste une recommandation ailleurs.

Qui a inventé le mot ?

Le Larousse signale l’origine du terme comme un emprunt à l’anglais, où il signifie « action de raconter une histoire » (Larousse). Pour la langue française, la date documentée est celle de son entrée dans la terminologie officielle, en novembre 2008. Attribuer la paternité du concept à un auteur en particulier demanderait une source primaire que nous n’avons pas vérifiée ici.

Storytelling et brand content, quelle différence ?

Le storytelling est une méthode narrative ; le brand content est l’ensemble des contenus produits par une marque, narratifs ou non. L’ARPP les traite comme des objets distincts, le contenu de marque faisant l’objet d’une fiche pratique dédiée dans sa Recommandation « Communication publicitaire numérique » (ARPP).

Le storytelling est-il de la manipulation ?

La question se tranche par le cadre plutôt que par l’opinion. Un récit publicitaire doit être identifiable sans ambiguïté comme tel, et être loyal, véridique et honnête (ARPP, Recommandation v5). Le récit devient problématique lorsqu’il masque son émetteur ou qu’il affirme sans preuve — deux situations qui relèvent de règles écrites, pas d’un débat moral.

Faut-il un site web pour faire du storytelling ?

Non : un discours, un entretien, un document interne ou un profil social suffisent à mettre en récit. Le rappel utile est qu’une entreprise française de 10 salariés ou plus sur cinq n’est présente ni sur un site web ni sur un média social (INSEE, enquête TIC 2023) : la question du canal se pose donc avant celle du récit.

Comment savoir si un récit fonctionne ?

En comparant des versions sur des indicateurs agrégés — lecture complète, défilement, reprises externes, retours qualitatifs — dans les limites de la mesure d’audience exemptée de consentement définie par la CNIL : statistiques anonymes, pas de suivi entre sites, traceurs limités à 13 mois et données conservées 25 mois au maximum (CNIL, 04/07/2025).

Sources consultées le 11 septembre 2026 : FranceTerme (ministère de la Culture), Larousse, ARPP, CNIL, INSEE, France Num (DGE/Crédoc), Médiamétrie, SRI-UDECAM, Bpifrance Le Lab.

Sources

  1. FranceTerme — Commission d’enrichissement de la langue française / Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture) — Le terme français recommandé pour « storytelling » est « mise en récit », domaine Communication, défini comme « méthode de communication qui consiste à substituer à la simple présentation d’informations ou à des analyses d’idées des récits à caractère exemplaire ». Fiche COGE563, équivalent anglais explicitement mentionné : storytelling. Permet d’affirmer qu’il existe une définition officielle française et de la citer mot pour mot. (Publication au Journal officiel du 27 novembre 2008 ; fiche consultée le 11/09/2026)
  2. Éditions Larousse — Dictionnaire de français — Définition lexicographique : « technique de communication politique, marketing ou managériale qui consiste à promouvoir une idée, un produit, une marque, etc., à travers le récit qu’on en fait, pour susciter l’attention, séduire et convaincre par l’émotion plus que par l’argumentation ». Le Larousse indique aussi que le mot désigne « ce récit lui-même », donne « narratif » comme synonyme, et signale l’origine : mot anglais signifiant « action de raconter une histoire ». Permet d’affirmer les trois emplois du mot en français et son statut d’emprunt. (Fiche de dictionnaire sans date d’édition affichée ; consultée le 11/09/2026)
  3. ARPP — Autorité de régulation professionnelle de la publicité — La Recommandation « Communication publicitaire numérique » v5 pose en point 1 l’IDENTIFICATION (le caractère publicitaire doit être identifiable sans ambiguïté, de façon claire et immédiate) et en point 2 le RESPECT D’UNE PUBLICITÉ LOYALE, VÉRIDIQUE, HONNÊTE. Elle comporte des fiches pratiques dédiées au « contenu de marque (ou brand content) », à la « publicité native », à la « communication d’influenceurs et marques » et au « contenu généré par les utilisateurs ». Permet d’affirmer qu’un récit de marque est encadré par des règles déontologiques écrites et opposables à la profession. (Annexe de la Recommandation datée du 01/12/2021 ; version v5 en vigueur depuis le 1er janvier 2022 ; page consultée le 11/09/2026)
  4. CNIL — Commission nationale de l’informatique et des libertés — Conditions cumulatives d’exemption de consentement pour la mesure d’audience : finalité strictement limitée à la mesure de l’audience pour le seul éditeur, production exclusive de statistiques anonymes, pas de suivi de navigation entre sites, pas de transmission de données non anonymes à des tiers. Durées recommandées par la CNIL : 13 mois maximum de durée de vie des traceurs sans renouvellement automatique, 25 mois maximum de conservation des données, avec réexamen périodique. Permet d’affirmer ce qu’on a le droit de mesurer sans bandeau de consentement, donc la limite technique de toute mesure de performance d’un récit. (Page mise à jour le 4 juillet 2025 ; consultée le 11/09/2026)
  5. INSEE — « Sites et réseaux sociaux des entreprises », Insee Références, L’économie et la société à l’ère du numérique — En 2023, 69 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus possèdent un site web (en propre ou partagé), ces entreprises représentant 93 % du chiffre d’affaires total et 89 % de l’emploi total. 67 % utilisent les médias sociaux : 65 % ont un profil sur un réseau social, 28 % une plateforme de partage de contenus multimédias, 9 % un blog ou microblog. Une entreprise sur cinq n’est présente ni sur un site web ni sur un média social, ne pesant que 4 % du chiffre d’affaires total. Source des données : Insee, enquête TIC entreprises 2023, champ France, secteurs principalement marchands hors agricole, financier et assurance. (Publication parue le 14/10/2025 (données de l’enquête TIC 2023) ; consultée le 11/09/2026)
  6. France Num — Direction générale des Entreprises (DGE), enquête réalisée par le Crédoc — Baromètre France Num 2025, 5e édition, 11 021 entreprises interrogées dont 7 978 TPE. 84 % des entreprises interrogées (−1 point) et 93 % des PME disposent d’au moins une solution de visibilité en ligne ; 65 % possèdent un site internet présentant l’activité (stable ; 81 % chez les PME) ; 66 % possèdent au moins un compte sur un réseau social (+1 point) ; 78 % des dirigeants estiment que le numérique représente un bénéfice réel ; 77 % qu’il facilite la communication avec les clients ; le recours à des solutions d’intelligence artificielle a doublé en un an pour atteindre 26 %. (Publié le 15 septembre 2025, mis à jour le 30 juillet 2026 ; consulté le 11/09/2026)
  7. SRI (Syndicat des Régies Internet) et UDECAM, étude réalisée par Oliver Wyman — 35e Observatoire de l’e-pub — En 2025, le marché français de la publicité digitale atteint 12,4 Mds€ (+11 %). Search : +10 %, 4,93 Mds€, 40 % du marché. Social : +15 %, 4,18 Mds€, 34 % du marché, premier moteur de la croissance. Display : +11 %, 2,32 Mds€, 19 % du marché. Affiliation, Emailing & Comparateurs : +3 %, 1,01 Md€. Retail Media : +13 %, 1,38 Md€. Huit acteurs globaux captent environ 76 % du marché et 83 % de la croissance. Publication sell-side des régies elles-mêmes, méthodologie alignée sur celle de l’IREP. (Observatoire n°35 publié le 10 février 2026 (bilan année 2025) ; consulté le 11/09/2026)
  8. Médiamétrie — communiqué de presse Internet Global — En juillet 2026, 56,2 millions d’individus se sont connectés à Internet au cours du mois, soit 96 % des Français âgés de 11 ans et plus. Chaque jour, 50,2 millions d’entre eux ont surfé sur Internet. En moyenne, les Français de 11 ans et plus ont passé 3h22 par jour sur Internet. Permet de dimensionner l’audience réellement atteignable par un récit de marque en ligne en France, sans extrapolation. (Communiqué publié le 25 août 2026 (données de juillet 2026) ; consulté le 11/09/2026)
  9. Bpifrance Le Lab — communiqué de presse, guide « Passez à l’action » sur la marque employeur — L’étude « Attirer les talents dans les PME-ETI », menée auprès de 2 000 dirigeants de PME-ETI, établit que 57 % des PME et ETI interrogées affirment manquer de talents pour grandir ou franchir un cap, que 83 % éprouvent des difficultés à recruter et que quatre entreprises sur dix peinent à fidéliser leurs salariés. Bpifrance Le Lab positionne la création d’une marque employeur forte comme une des réponses possibles, en s’appuyant sur la définition de l’ADN de l’entreprise et sur des salariés ambassadeurs. Permet de documenter, avec une source institutionnelle, pourquoi le récit d’entreprise a migré vers le champ RH — en signalant que la donnée date de 2018. (Communiqué du 28 juin 2018 (étude présentée en janvier 2018) ; consulté le 11/09/2026)
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